La naissance du poème.

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Tout commence par une plume tenue d’une main forte comme l’épée d’un soldat. Oui, tout commence par de forces nouvelles nées de la contemplation, la révolte, le beau, l’infini.
Forces qui animent la plume souple. Qui opposent une résistance farouche à la blancheur de la page, à l’inertie des mots, au poids du silence. Raies noires sur l’écorce de page, langage nouveau, message divin. A cet instant ultime, les couleurs du monde chavirent dans l’étrangeté, étirées, violentes comme dans un rêve. Et le poète dans tout ca ? Il est là, puissant mage intercédant auprès des muses à la faveur des mots. Et quand il les touche, il leur revêt, par ses pouvoirs, de parures féeriques. Leur ouvre ces voies lumineuses conduisant aux mondes poétiques, et là, le parfum des étoiles tombe sur eux.
Alors, naît le poème.

Albert KAMDEM

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