Il n’aura plus notre peau !

 

L’horizon suinte,
Pales lueurs sanguinolentes du couchant.
Derrière, tapis dans l’ombre,
Un monstre guette, à l’affut.
Ses yeux tels deux luminaires
Me scrutent
Me dénudent
M’aveuglent.
Sa bouche est une fournaise ardente.
Il a dans le cœur la colère des volcans en feu.
Et mon Dieu, en ton nom,
Il a mis le feu à la moisson des beaux jours.
Et tout a brulé.

Oui, elles ont brulés, les flammes vives,
La chair ferme du ciel,
La quiétude de belles saisons,
Les rêves promis à un bel avenir.
Elles n’ont pas épargnés les fruits encore vert
Que les rafales même,
N’ont pas abimé.

Elles n’ont pas épargné les fleurs à peines écloses
Dégoulinant de tout l’or des premières gouttes de rosée
Elles ont brulé mon Dieu, tout brulé.
En ton nom.
Ton précieux nom.
Si tu existe, n’es-tu pas l’amour ?
Ne sommes-nous pas l’amour ?
Ce mélange d’eau et de terre éclaboussant le soleil ?
Quand il viendra demain,
Dis lui qu’il n’aura plus notre peau.
Que nous n’avons pas peur.
Dis lui qu’il a ses anges et ses démons.
Nous avons les nôtres.
Dis lui que nous nous ressemblons.
Que nous sommes aimables.
Nous pourrons être frère, ami, époux,
Dis lui que nous pourrons nous aimer.

David Kamdem.

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