Le pouvoir de l’amour

photo libre de droit. pixabay.com

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Récemment, j’ai vu un documentaire dans lequel une étude montrait que lorsqu’un homme tient la main de sa femme souffrante, leurs rythmes cardiaques et respiratoires se synchronisent, et la douleur de la femme diminue.

C’est le pouvoir de l’amour.

Pavel Goldstein, l’auteur de l’expérience, a commencé l’expérience avec 22 couples volontaires, entre 23 et 32 ans. Il leur a fixé des électrodes sur la tête pour mesurer l’activité des zones de douleur dans leur cerveau, et des capteurs pour suivre leur respiration et leur rythme cardiaque.

Et il a pu constater scientifiquement que, plus un homme aime sa femme, plus ils sont en union d’amour et de sentiments (empathie), plus l’effet anti-douleur est fort quand il lui prend la main ! Mais l’effet apaisant commence dès qu’ils s’assoient l’un à côté de l’autre…

Une étude qui rejoint l’expérience

Grâce à Pavel Goldstein, je sais désormais qu’il se passe quelque chose dans le cerveau quand deux amants sont l’un à côté de l’autre.

Mais franchement, on n’avait pas besoin de scanner ni d’IRM pour s’en douter.

Je me souviens de ce sentiment étrange que j’ai ressenti quand ma maîtresse a dit à Clara, la petite fille dont j’étais amoureux en CE1, de venir s’asseoir à côté de moi.

J’étais comme anesthésié de bonheur. Clara était là, à quelques centimètres. Chaque fois que je tournais la tête vers elle, c’était un ravissement. Je pouvais voir sa trousse, ses mains tachées d’encre, son écriture rondelette sur les feuilles !

Des décennies après, je me souviens très précisément de ses cheveux crépus et raides, coupés courts. De ses yeux marrons, de ses dents et de sa voix haut-perchée et un peu éraillée.

Je ne sais plus ce qu’elle disait, mais j’entends encore cette musique plus douce à mes oreilles qu’un chant céleste.

Plus rien n’existait. Je baignais dans la joie. La sonnerie de la récréation elle-même ne me parvenait qu’à travers un écran d’ouate qui amortissait tout.

Et oui, je pense que, si un jour Clara m’avait pris la main, on aurait pu m’appliquer un fer rouge sur la peau, je ne m’en serais pas aperçu.

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