Savez-vous réellement ce que vous voulez ?

Beaucoup de gens expriment des vœux, nourrissent des rêves ou font des souhaits, mais ils ne se rendent pas compte que ces vœux ne sont que l’expression d’une aspiration : ce peut être un vide à combler, un excédent à évacuer, un équilibre perdu, un deuil non consommé, une résignation, une fuite, ou encore, tout simplement le besoin de sortir de la monotonie. L’on a une aspiration profonde qui s’exprime, par mauvaise interprétation ou par désir de la rejeter, l’on cherche à l’interposer. L’aspiration est alors transférée sur les choses qui nous entourent, un homme, une femme, des bijoux, des chocolats, la nourriture, des objets ou encore le vide. Ces choses deviennent alors pour nous des symboles de notre aspiration, la représentation, l’incarnation. L’on la poursuit de toutes nos forces et quand l’on est proche d’elle, on sent le dépit nous envahir, plus elle est proche moins elle vaut, car, lorsqu’on réussit à la posséder, on se rend très vite compte qu’elle ne nous satisfait pas. Est-ce de l’avidité ? Non, ce qui se passe c’est que, quelque belle sera la statuette de l’unité, même en la saisissant tous ensemble, on ne sera pas pour autant unis, car, ce n’est pas la statuette que nous voulons mais l’unité.

Alors, je vais reposer ma question, au risque de paraître ridicule : savez-vous réellement ce que vous voulez ? Si vous pouvez répondre à cette question, je vous envoie une deuxième : recherchez-vous vraiment ce que vous voulez ?

Beaucoup choisissent de mauvaises réponses à leurs aspirations, par exemple, une femme, prennent la première, sans succès, passent à la deuxième, la troisième ainsi de suite sans trouver d’eau assez douce pour étancher leur soif. Ils finissent par conclurent qu’ils n’ont pas de chance ou que celles-ci sont incompétentes. Mais que voulaient-ils réellement ? Trouver celle qui sait le mieux faire l’amour? Faire tomber les arguments de toute jolie fille qui semble leur résister ? Ou avoir une personne qui satisfasse à la solitude existentielle qui les effraye, à qui ils pourront confier leur vulnérabilité, question de trouver un peu de sécurité et de paix avec leur propre conscience ? Voulaient-ils une épaule sur laquelle poser leur tête quand la vie leur racle les pieds ? Dans ce cas, était-ce un canon sexuel qu’il leur fallait chercher ?

Nous savons très peu de ce que nous voulons réellement. A la vue du doute, l’on panique, on laisse décider le temps et le fameux hasard. Lorsque se pose le problème de choix, c’est comme si le ciel nous tombait sur la tête. Certains fuient, d’autres s’accrochent à des faux-fuyants, les plus chanceux font décider pour eux, comme ça, c’est l’autre qui sera le coupable si ça tourne mal, et si jamais ça tourne bien, ils seront les héros qui savent choisir leurs conseillers. Le problème de choix ne devrait pas se poser, car, au fond, l’on ne peut vouloir deux choses à la fois, encore moins deux choses opposées. La théorie de la lutte entre la raison et la passion n’est que la traduction de notre avarice à désirer posséder tout à la fois, même si ce n’est pas ce qu’au fond nous voulons. Et dans cette lutte l’arbitre que nous voulons souvent considérer comme la chance, ne doit être rien d’autre que notre fond intérieur. L’on doit s’interroger et s’écouter. Confondre vouloir et désirer est une chose, vouloir strictement les dissocier est une autre. La première est une bêtise, la seconde est une super bêtise. Bêtise parce que le vouloir relève souvent du normatif et le désirer du positif. Se mettre à choisir entre les deux c’est croire qu’ils se valent, donc sont substituables, ce qui est faux. Super bêtise parce que quelque soit leur catégorisation, tous deux ne sont que l’expression d’une et même aspiration, chacun dans sa langue. Il est clair que suivre une des deux ne résoudra pas nécessairement le problème, mais écouter les deux dans le but de desceller quelle est cette aspiration nous permettra de savoir ce qu’on veut réellement et par conséquent de choisir une solution qui se rapproche le mieux de notre aspiration.

Une aspiration mal placée est une déception programmée. Alors, lorsqu’il vous arrive de dire « je veux », allez plus loin au-delàs de l’objet que vous avez cité pour rechercher l’aspiration même, la source de votre vœu, et ce n’est que là que vous pourrez avec un peu de chance faire un choix de réponse qui soit mieux approprié à votre vœu. De plus, bien quand vous aurez trouvé la réponse à votre aspiration, n’allez pas croire qu’elle fera tout le boulot toute seule. Vous devrez l’orienter, être patient et surtout faire taire les voix de l’univers qui vous suggèrent des symboles qui même s’ils le veulent, ils ne pourront satisfaire à votre aspiration. N’allez pas rêver, il n’y a pas de parfaite solution, mais il y en a de meilleures et chacun de nous mérite la meilleure.

2 commentaires

    1. Comment savoir ce que l’on veut ? C’est simple ; il faut tout simplement écouter son cœur. le cœur a son propre langage, ces familières sensations auxquelles nous sommes souvent étrangers. Ses choix sont clairs et précis ; il n’y va pas par quatre chemin. si vous vous possédiez aujourd’hui 10 millions de dollars, que ferez vous de votre vie ? Quel métier exercerez-vous ? Si vous répondez sincèrement à cette question, c’est que vous savez surement ce que vous voulez RÉELLEMENT, ce que vous attendez de la vie.
       » Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas a travailler un seul jour de votre vie. » CONFUCIUS.
      je vous remercie pour votre commentaire.

      Daves.

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