Le 7 octobre 2018 , le Cameroun aura littéralement rendez-vous avec l’Histoire.

La décision que le Peuple Camerounais aura à prendre sera une décision entre l’Immobilisme et le Progrès, entre la Paix et la Guerre, entre le confort trompeur d’un statu quo dans la Médiocrité et l’Audace d’un saut qualitatif vers le 21ème siècle des nouvelles technologies de l’Information et du Progrès Social.

En même temps une élection présidentielle, dit-on, est un rendez-vous entre un homme et un peuple. Ici ni l’un ni l’autre ne peuvent s’offrir le luxe de rater ce rendez-vous. Le Peuple camerounais, après s’être battu des décennies durant pour avoir le droit de choisir son Président a le devoir de bien scruter celui auquel il accordera sa confiance ce 7 octobre 2018. Face au Président sortant plusieurs candidats aspireront à son suffrage, et par le choix du candidat, le Peuple choisira également un profil psychologique, un programme et un parti politique qui est à la fois la machine électorale et la structure qui aidera le nouveau président à organiser et réussir la transition vers le nouveau Cameroun que nous appelons de nos vœux.

Parmi les candidats qui se présentent face au candidat sortant un homme et son parti se distinguent dès lors qu’on prend le temps de la réflexion avec un large regard qui englobe à la fois les enjeux, l’enracinement du parti de l’opposition républicaine qui le soutient et les profils des hommes en eux-mêmes. Cet homme qui se distingue c’est Joshua Osih.

Joshua Nambangi Osih est l’Homme qu’il faut en ces temps d’incertitude au Cameroun et dans les lignes qui suivent nous survoleront quelques raisons pour lesquelles il faut voter pour lui. Le lecteur est cordialement invité à visiter le site http://osih2018.com pour lire la biographie et le programme politique du candidat Osih, car ici nous nous limiterons volontairement à quelques traits de caractère qui qualifient l’homme pour le poste de président de la république du Cameroun.

Le caractère.  Un caractère solide forgé et illustré dans la vie du candidat pendant tout son parcours politique et professionnel devrait être le premier critère à étudier.

Après ses études Joshua Osih n’a pas cédé à l’appel du confort d’une vie toute tracée de fonctionnaire à condition bien sûr de rester politiquement neutre ou de soutenir le parti-état qui gère le Cameroun depuis plus de 50 ans. Au contraire, il a choisi de travailler dans le privé en combinant sa passion pour l’aviation et sa boulimie du travail, pour acquérir une solide expérience nationale et internationale, notamment avec un séjour en Suisse. Après quelques années, il revient dans son pays au début des années 2000, à une époque où le Cameroun était littéralement embourbé dans une crise économique dévastatrice et se débattait pour obtenir des bailleurs de fond, notamment le FMI et la Banque Mondiale, le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Tout le monde se souvient de la dégringolade du pays d’un statut de pays à revenus intermédiaires à un pays pauvre très endetté (PPTE). Les investisseurs fuyaient le pays, beaucoup de nationaux qui en avaient le choix préféraient investir à l’étranger.

Joshua Osih choisit de revenir au Cameroun, son pays, celui pour lequel il s’est décidé une fois pour toute alors qu’il avait la possibilité de prendre la nationalité suisse, d’y vivre confortablement et de faire des affaires. C’est une preuve de confiance et de foi en l’avenir du Cameroun, en la capacité du peuple camerounais à relever tous les défis malgré la mauvaise gouvernance et l’environnement régional difficile. C’est aussi une autre preuve d’amour. C’est enfin le signe d’un caractère visionnaire capable de s’imposer un chemin choisi parmi plusieurs autres, même s’il parait plus difficile à un moment donné.

Joshua Osih choisira un autre parcourt peu évident pour celui qui veut se lancer dans les affaires dans ce Cameroun des années 90 et 2000 : il reviendra au SDF, un parti d’opposition connu pour ses contributions et sa fermeté dans la lutte pour le Changement. Pour rappel c’est le SDF qui a donné le coup de grâce au système du Parti Unique au Cameroun, avec entre autres la marche historique du 26 mai 1990 qui avait été réprimé dans le sang, laissant 6 morts, martyrs de la Démocratie sur le carreau. Vouloir faire des affaires au Cameroun tout en affirmant son statut de membre du SDF pour faire carrière politique dans l’opposition était du suicide pour beaucoup d’observateurs. Sa formation intellectuelle, son parfait bilinguisme, sa jeunesse et ses compétences managériales auraient ouvert un boulevard goudronné vers les plus hautes fonctions ministérielles ou de direction de société d’Etat à Osih s’il choisissait le RDPC ou la neutralité politique.

Mais Joshua Osih savait que sans un Changement politique majeur du système, le Cameroun était condamné à rester en arrière et à perdre une des choses qui fait sa spécificité : la Paix malgré sa diversité et sa douloureuse expérience de la lutte armée pour la libération.  De nouveau le signe d’un solide caractère qui a une vision pour son pays dont il connait parfaitement l’Histoire et qui n’hésite pas à affronter les vagues, même quand le navire passe d’une tempête à une autre.

Joshua Osih est une connaissance parfaite des nouvelles technologies de l’information qu’il utilise au quotidien pour collaborer avec ses camarades, ses collaborateurs, ses amis et sa famille. Cela parait banal mais au 21ème siècle un Président qui ne peut pas utiliser lui-même les outils modernes de communication par mail, par les réseaux sociaux et les smart phones ne peut pas établir un lien direct avec son peuple et ses réalités. Le peuple camerounais serait très avisé de ne pas négliger ce point.

« Je déteste le culte de la personnalité et les révérences excessives qui mettent de la distance entre les hommes. Vous m’appelez Joshua comme mes camarades et mes collaborateurs le font ou bien Honorable, puisque c’est le titre consacré de ma fonction actuelle de Député ». C’est la réaction de Joshua Osih lorsqu’il y a quelques mois à Bruxelles, il fut accueilli (à ses yeux) avec un excès de révérence par ses camarades de SDF Europe. Cette réaction reflète les témoignages de tous ceux qui ont connu l’homme Joshua Osih. Rapport simple et convivial avec ses semblables, sans distance inutile et sans fanfaronnade. Un autre trait de caractère d’un team-player qui sait organiser, motiver et diriger les hommes et les femmes autour de lui pour avancer ensemble.

Le Cameroun est un pays officiellement bilingue, avec le Français et l’Anglais comme langues officielles. Pour son malheur il a été dirigé pendant les 58 premières années de son indépendance par des hommes originaires de l’ex-Cameroun oriental qui n’étaient pas bilingues, ce qui est une hérésie en lui-même. Ainsi une partie de la population n’a jamais entendu son président lui parler directement dans la langue officielle qu’elle comprend. C’est l’une des sources majeures des frustrations, car ce que le président fait est naturellement copié par la grande majorité des ministres, des députés et des hauts fonctionnaires. Originaire de la région du Sud-Ouest, Joshua Osih est parfaitement bilingue et a évolué pendant toute sa vie dans un environnement multilingue, tant au sein de sa famille biologique, de sa famille politique que de son monde professionnel. Ainsi il est à l’aise en Français comme en Anglais partout où il est. Elu président de la république il sera le premier ressortissant du Cameroun ex-britannique à la tête de l’Etat, avec cependant un bagage pan-camerounais vécu à apporter puisqu’il a eu l’expérience unique d’avoir milité et être élu au Sud-Ouest et dans le Littoral. Il n’est donc pas étonnant que dans la crise politique qui secoue les régions dites anglophones, Joshua Osih et le SDF ont rejeté résolument la solution facile du sécessionnisme, tout en se battant résolument à l’Assemblée Nationale et partout pour une solution structurelle par le dialogue et des reformes politique bien réfléchies pour l’avenir.

Le facteur déterminant qui fera d’un homme un bon ou un mauvais président est d’abord et avant tout son caractère.

Comme on l’a vu, Joshua Osih dispose indiscutablement d’un caractère solide, trempé et modéré allié à une la vision longuement murie d’un Cameroun inclusif, paisible, prospère, social et moderne.

Je voterai Joshua Osih.

Oumarou RUFAIi

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Depuis un mois, les Camerounais glissent lentement vers une peur insensée, et pour cause, la secte islamiste Boko Haram. Les récents attentats perpétrés par ladite secte dans la région de l’extrême nord du Cameroun mettent en lumière cette cruelle vérité : la paix, credo si cher à notre devise nationale est menacée. Très actif ces derniers temps, le locataire d’Etoundi a pris des décisions urgentes notamment dans le domaine de la sécurité, la restructuration des forces armées et de la police nationale. Cela a t-il toujours été le cas ? Coup d’œil sur trois décennies d’immobilisme.

  • Un gouvernement en pilotage automatique.

Les plans quinquennaux si chers à Ahmadou Ahidjo ont été relégués aux oubliettes et remplacés par une gestion quotidienne sans aucune perspective d’avenir. Aucune prévision axée sur le développement. Biya et son administration ne se sentent pas obligés de rendre compte aux Camerounais de la gestion qui est faite de leur pays. Ils décident de tout, de la misère des populations à leur fortune. Doté d’un salaire de 200 euros selon le magazine jeune Afrique, le natif de Mvomeka’a culmine à une fortune d’environ 200 millions d’euros selon richestlifestyle. Une fortune d’un million de fois plus élevée que son prétendu salaire ! C’est quoi cette mascarade ?
Le Cameroun, pays dont la population est 16 fois inférieure à celle des Etats-Unis compte 3 fois plus de ministères, soit 46. Des fonctionnaires qui après avoir détourné les deniers publics sont pour la plupart immédiatement affectés à un autre poste comme pour être récompensés. Le cas le plus flagrant est celui de Gervais Mendo Ze qui après avoir accaparé plus de 2,616 milliards à la CRTV s’est vu promu au ministère de la Communication.

  • Une jeunesse en perdition.

Désœuvrée et en manque de repères, 80 % de la jeunesse est livrée à elle-même. Les concours administratifs aux frais de participation élevés et aux places chèrement ‘’vendues’’ (ce n’est pas un sujet tabou et il faudrait trouver le bon « réseau » pour ne pas se faire arnaquer…) sont inaccessibles pour le Camerounais moyen. Ajouté à cela la secrète et hasardeuse politique de sélection régionale qui permettrait selon le gouvernement, la restriction des personnes admissibles par ethnie dans un pays où on en compte plus de 200 !
Tout un mécanisme diabolique est mis sur pied pour exploiter au strict minimum le grand potentiel d’une jeunesse qui ne demande qu’à s’exprimer. Un exemple : il y a deux mois, le jury du très respectueux Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) procédait à la délibération à l’issue d’un concours d’entrée national. 24 heures après la publication des résultats, une nouvelle liste constituée des fils de hauts fonctionnaires bien connus, une liste venue tout droit du ministère de l’Enseignement supérieur affichait fièrement leurs noms au détriment des candidats méritants. En réponse à ce scandale, le ministre de l’Enseignement supérieur affirmera tout simplement qu’il assume cet acte odieux et sans conséquence puisqu’il est toujours à son poste et qu’il ne risque rien.
Aujourd’hui, la jeunesse essaie de s’inventer tant bien que mal un avenir avec la création de nouveaux métiers tels que le call box, le transport (motos-taxis, pousse-pousse…) Aucun plan n’est mis en place à court ou à long terme pour préparer une réelle insertion sociale. Une jeunesse que Biya ne veut pas rencontrer et à qui il s’adresse une fois l’an lors de la fête de la jeunesse. Cet homme est inaccessible et indisponible. Il n’accorde aucune interview, ne s’adresse au peuple qu’en de rares circonstances et n’a du Cameroun que le souvenir des rares visites dans les chefs-lieux des 10 régions.

  • La promotion de la médiocrité dans le système éducatif

Classées sans suite, les recommandations des « états généraux de l’éducation » sur la révision et la refonte des programmes, remis au gouvernement depuis 1995 suggéraient la professionnalisation de l’éducation qu’exige le contexte économique actuel.
Vingt ans après, rien n’a encore été fait. C’est donc tout à fait logique qu’aucune université du Cameroun ne figure parmi les 500 meilleures du monde ni les 100 d’Afrique. Fallait-il s’attendre à autre chose quand ces universités manquent de tout… Des bibliothèques dont les derniers approvisionnements datent des années 70, pas de connexion internet, de toilettes, de prime de recherche depuis la réduction drastique des salaires des enseignants dans les années 90, de laboratoires suffisamment équipés pour permettre de faire des expériences et des recherches. La conséquence : des enseignants compétents, mais déconnectés, prodiguant des cours non actualisés, dans un monde où tout évolue à la vitesse de la lumière.

  • Pas d’eau et pas d’électricité

33 ans. C’est le nombre d’années qui nous sépare de cette période bénie durant laquelle l’eau coulait comme le lait et le miel dans les différents quartiers des grandes villes. En effet, un réseau de bornes-fontaines publiques alimentait les populations en eau potable, réduisant ainsi le risque de contamination par les eaux souillées. Depuis l’arrivée de Biya, l’expansion de ce réseau est définitivement arrêtée mettant ainsi en péril la santé de millions de personnes. On comprend aisément l’origine des récurrentes épidémies de choléra qui sévissent dans la ville de Douala, capitale économique du Cameroun avec plus de 80 000 en 2011 dont 2 500 décès.
Et l’électricité ? Je n’en parlerai pas. Je ne peux rien voir du tout. Il fait noir. Toute une vie ne suffirait pas pour parler d’une politique aussi peu inventive.
Je m’arrête là.