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Femme !

Mot aux tendres et douloureuses allitérations,

Âme pure

 

Tu avances avec assurance, femme noire,

Le soleil au zénith te montre le chemin.

L’or noir de ta peau rehausse l’éclat naturel de es dents blanches et la pureté de tes yeux !

Ta beauté suscite un songe,

Clair de lune féerique, embelli par les vols d’innombrables anges aux ailes duveteuses.

À ton insu, tu enflammes les regards,

Et les cœurs applaudissent dans toutes les poitrines :

Quel est ton secret ?

 

Femme noire, déesse a l’ouvrage,

Tu écris ton histoire sur l’écorce de la terre.

Tu traces de longs sillons, outil qui a forgé ton caractère.

Tu y dépose des graines,

Et ton amour, le penchant de ton cœur,

Les arrose avant les premières pluies…

Iles merveilleuses aux contrées inexplorées,

Femme du soleil et des étoiles,

Je te rassemble dans toutes les mains ouvertes,

Les mille milliards de cœurs,

Qui t’ont aimée a l’aurore de leur vie.

 

Femme de gloire, des bassesses et des préjugés

Viens te confier, c’est ton heure,

Viens donner tes larmes à la terre…

Les montagnes ont fléchi et les chemins s’ouvrent là où il n’y en avait guère : qui va t’arrêter ?

Elle t’invite chez elle, la nature consolatrice,

Elle t’exhorte à aimer autrement, de cet amour pur et invulnérable,

Qui, par de mystérieux transports, te conduira au cœur du paradis.

 

David Albert KAMDEM, poésie en liberté, Éditions Le Temps des Cerises, 2012,