coeur floppys,  commons.wikimedia.org

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Il pleut.

Pas de gouttes de pluies, mais du soleil ardent. Les nuages porteurs d’orages sont bien loin d’ici. Peut-être sont-ils là-bas, sous ces cieux à la fois lointains et si proches, par le passé, par la mémoire.

Nous vivons, maintenus que nous sommes par notre amour, ce fil fragile qui nous relie à la vie. Qu’est-ce que l’existence sans cette émotion vive, ce sentiment magique ? L’amour d’un parent, d’un ami, d’un métier, la passion, l’emportement pour ces petites choses indéfinissables qui rend la vie si merveilleuse, qu’est-ce qui peut remplacer cela ?

Le pouvoir d’aimer nous fait entrer dans une nouvelle dimension, un nouveau monde. Nous découvrons la beauté dans des choses ordinaires ; nous avons les étoiles pleins les yeux. La vision, les pensées changent, et le cœur qui se dilate devient comme une paume prête à servir, à protéger, à porter le monde.

Aimer purement, goûter aux joies de la vie nécessite malgré les apparences, une grande maturité. Qui cueille imprudemment un belle rose se fait piquer par les épines. Qui n’abrège la vie qu’à la notion de liesse et de jouissance s’engage sur une pente glissante, celle de la dépression, la mélancolie, et tous ces petits maux qui font les choux gras des psychologues et des psychiatres.

Certains philosophes du passé avaient raison d’évoquer l’amour comme étant un art. Certainement, avaient-ils perçu la complexité et le mystère même de cette force qui  à mon avis fait mouvoir tous les moteurs du monde. A la base de chaque invention, il y a un génie ; quelqu’un qui aime ce qu’il fait et qui s’est donné un objectif suffisamment élevé pour paraitre inaccessible au commun des mortels. Un homme à la vue perçante d’un aigle, dont l’amour déploie les ailes et l’emporte haut, toujours plus haut, pour le bien de l’humanité.

Un proverbe courant donne une autre explication intéressante de l’amour. Il dit que celui-ci commence par la haine. La vérité à mon avis, c’est que la haine n’existe pas ; la seule force est l’amour. D’abord, qu’est-ce que la haine ? Un fruit d’amour immature que les rafales ont arraché. La haine est une étape dans l’apprentissage, dans l’expérimentation de l’amour. C’est une revendication inconsciente des choses qu’on aime. La haine ne sait pas qu’elle aime, mais l’amour sait qu’il ne hait pas.

Êtes-vous sûrs d’aimer ? Vraiment ? Vous aimez les fromages ? Abstenez-vous d’en trop manger de peur d’avoir la nausée. L’amour qu’on enferme dans des objets, des personnes et des choses périssables ne peut qu’avoir des effets regrettables. La perte de quelque chose qui vous est très cher ne vous fait pas perdre son amour. D’où la souffrance. Pourtant, l’amour, lui, ne demande qu’à être libre, être partout et nulle part à la fois, être ce qu’il parait et non ce que nous voudrions qu’il soit. Immatériel par essence, il voudrait épouser les idéaux chers à notre être, à notre réalisation personnelle. Il souhaite ardemment embellir la  vie de ces belles couleurs qui font chanter nos âmes.

Laissons l’amour faire de nous le meilleur que nous pouvons être.

Laissons l’amour faire nous rassembler autour de la même table.

Laissons l’amour nous révéler notre vraie nature.                                                                    Aimons l’amour.

La haine n’existe pas, la seule force est l’amour.