photo libre de droit. commons.wikimedia.org

photo libre de droit. commons.wikimedia.org

 
Voici d’ailleurs ce qu’au regard de sa vie politique, S.E. Paul BIYA lui dirait à l’occasion d’une brève rencontre :
« Compère HISSENE, j’imagine que vous n’aviez pas prévu de passer la fin de votre vie en prison. Je pense que vous n’auriez pas dû être là ou vous êtes si vous n’aviez pas fait cette erreur :
Vous avez sous-estimé le pouvoir de la constitution !

« Je ne vous ai jamais compris dans vos élans sanguinaires. Que recherchiez-vous en procédant de cette façon ? L’adhésion des masses ? La crainte ? L’amour ? Vous pouviez obtenir tout cela grâce à la constitution ! Le roc sur lequel vous auriez dû bâtir votre pouvoir c’est la constitution ! Vous n’avez aucune idée de la sécurité que cela peut procurer au quotidien. Vous auriez pu instaurer la démocratie, obtenir des milliers de mandats au gré de vos fantaisies, gagner des élections sans battre campagne quand bien même les pronostics des sondages seraient contre vous.

Je tiens à préciser que je suis un parfait exemple de longévité au pouvoir. J’ai plus d’un tiers de siècle de règne. Je sais de quoi je parle. Actuellement ma constitution me protège des épreuves que vous traversez actuellement. Voici ce qu’elle a prévu à ce sujet : « Les actes accomplis par le président de la République, sont couverts par l’immunité et ne sauraient engager sa responsabilité à l’issue de son mandat. » Je sais faire preuve d’une intelligence tactique extraordinaire. vous vous rendez compte ? Permettez-moi de vous le dire un peu crûment : vous êtes dans ce sale pétrin à cause d’une « erreur technique » !

Pour résumer mon entretien, sachez que la constitution est TOUT et qu’elle peut tout vous donner même si le peuple ne vous accorde rien. Tout dépendra justement à savoir demander exactement tout ce que vous voulez. Car autant vous le dire tout de suite, elle est comme beaucoup de femmes que j’ai connues. Si vous êtes froids ou timide face à elle, elle s’en ira à la conquête d’un homme plus fort. Et vous auriez pu être cet homme fort, puissant, comme moi. »

Aucun journaliste n’oserait posera Monsieur BIYA la question de savoir a quand une constitution solide et unanimement respectée au Cameroun. Personne. Sous peine de recevoir une réponse comme celle-ci : « euh… nous prévoyons l’émergence du Cameroun en 2035 et certainement celle de notre constitution aussi… »

Bien entendu, plus tard veut dire jamais !